mardi 23 août 2016

Jaime Jorissao. 3



Il mesurait sa vie à l'aune de sa mort
Son cœur était plus froid que le marbre des tombes 

Mes larmes y sombraient et mes vains désespoirs 
Ne pouvaient adorer plus rien que le silence 

À chaque mot d'amour il détournait la tête 
Et semblait désolé de tant d'impuissance 

Il est des morts vivants bien plus morts que les morts 
Leurs yeux n'ont plus l'éclat par où se sait l'amour 

Ils vont de corps en corps mais rien ne les emplit
Errant de cœur en cœur cherchant ce qui n'est plus


Jaime Jorissao
Traduit du portugais par Lirina Bloom


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